Étiqueter ses messages dans Mutt

Certains utilisateurs ardus de courrier électronique aiment à utiliser des étiquettes (tags, labels…) pour s’y retrouver dans leurs messages. Malheureusement il n’existe à ma connaissance pas de format interopérable pour partager cette classification entre plusieurs clients de messagerie accédant au même serveur.

On pourrait peut-être pour enregistrer les étiquettes utiliser l’en-tête keywords défini dans la RFC 680 de 1975, et toujours présent dans la dernière en date :  The “Keywords:” field contains a comma-separated list of important words and phrases that might be useful for the recipient . Mais je ne connais pas de logiciel l’utilisant, et surtout il est réservé aux mots clés fixés par l’expéditeur. L’usage semble donc être plutôt d’utiliser deux en-têtes non standardisés, X-Keywords et X-Labels, lesquels contiennent une liste de mots clés séparés par des espaces ou des virgules.

Mutt prend nativement en compte X-Label qui peut être utilisé pour :

  • filtrer l’affichage de la liste des messages : ~y expr n’affiche que les messages dont le champs X-Label contient expr ;
  • les labels peuvent être affichés dans l’index des messages en utilisant %y ou %Y dans la variable $index_format (%Y propose un meilleur affichage lorsqu’on utilise la vue des fils de discussion en arbre) ;

Malheureusement, rien n’est prévu pour modifier cet en-tête (Mutt considère qu’il a été ajouté en amont). On peut bien sûr le gérer à la main, grâce à cette fonctionnalité géniale qui permet de modifier un message avec son éditeur favori et de le ré-enregistrer. Mais c’est un peu laborieux.

Alberto Bertogli propose une solution élégante pour gérer les en-têtes X-Label. Il suffit d’éditer le message via un programme externe dédié. Deux outils similaires existent, formail, du projet procmail et reformail du projet Courier. Ils sont disponibles respectivement dans les paquets Debian procmail et maildrop. Pour modifier les étiquettes d’un message, il suffit donc de l’éditer en le passant au travers de l’outil de reformatage. Je vous laisse aller lire l’article d’Antonio.

À noter que si le champs X-label est pris en charge nativement par Mutt, rien n’empêche d’effectuer une manœuvre similaire avec n’importe quel en-tête. ~h permet de filtrer sur l’ensemble de l’en-tête (pour que cela fonctionne sur les dossiers IMAP, il faut préciser via le paramètre de configuration imap-header les champs additionnels à récupérer afin de pouvoir y appliquer le filtre).

Comme je suis un boulet, je n’avais initialement pas trouvé formail dans Debian et ai donc adapté le script d’Alberto pour reformail.

Vala, vous avez une raison de moins de ne pas passer à Mutt.

Je suis amoureux

  • papa, papa, j’ai un amoureux !
  • ah bon ?
  • oui, il s’appelle François !

Dialogue qui pourrait sembler classique s’il n’était entre un père et son fils de deux ans. Renseignement pris, le petit répétait un dialogue d’un livre lu la veille. Ce qui m’a conduit à deux réflexions :

  • les petits enfants se construisent en reproduisant leur univers, ce qu’ils voient, entendent, lisent. Rien de neuf ici ;
  • cet univers est entièrement hétéro-centré ;

Il y a quelques dizaines d’années encore, le modèle unique présenté aux enfants était l’homme blanc chrétien, viril et hétéro-sexuel (enfin hétéro-sentimental). La situation évolue heureusement, si ce n’est pour l’hétérosexualité qui semble être le dernier bastion des normes imposées.

La religion a, dieu merci, largement disparu des histoires pour enfants, à part peut-être dans la mouvance scoute. On peut en tout cas très facilement en protéger les mômes en trouvant des récits athées.

La « diversité » est elle aussi largement présente, les héros ne sont plus toujours blonds aux yeux bleues, on trouve assez facilement des livres ou films mettant en avant diverses cultures.

Le sexisme résiste mieux. Les semaines précédant noël sont celles où la construction des genres est la plus évidente. La majorité des catalogues de jouets sont d’un sexisme révoltant, réduisant les garçons aux jeux de guerre et les filles à la poupée. Je trouve d’ailleurs cette année caricaturale où tous les produits destinés aux enfants sont déclinés en deux versions, Hello Kitty pour les filles et Spiderman pour les garçon. Heureusement, la société évolue plus vite que les marchands du temple et ces caricatures choquent de plus en plus. On peut, en cherchant un peu, trouver des récits et des jouets non sexistes.

Le modèle hétérosexuel reste lui omniprésent. Pas un livre, pas un dessin animé, où dès qu’on aborde les sentiments, il ne s’agisse d’amour entre un mâle et une femelle. La culture entière érige l’hétérosexualité en norme. L’homosexualité est désormais tolérée par une importante partie de la population. Mais ce n’est qu’une tolérance. On ne pourra pas parler d’égalité tant qu’elle se sera pas évoquée dans les œuvres culturelles sur le même plan que l’hétérosexualité.

La loi va peut-être changer pour enfin reconnaître l’homoparentalité — j’en doute, il faudrait pour cela que le parti salaudiste ait un peu de courage politique — mais autant que la loi la société doit évoluer. On attend des livres qu’ils nous parlent de nous. Comment veut-on que les enfants de tous les couples non conformes au modèle dominant se sentent bien s’ils ne trouvent nulle part d’histoires qui leur parlent d’eux, d’histoire d’enfants avec juste un parent, ou deux papas, ou deux mamans, etc ? Quel regard peuvent-ils porter sur leur(s) parent(s) si celle(s)/celui/ceux-ci n’apparait nulle part dans les histoires qui leur enseignent le monde ?

Je ne suis pas favorable à la ré-écriture de l’existant pour l’adapter aux valeurs modernes — je trouve par exemple ridicule les toilettage du Club des Cinq, ce sont pour moi des ouvrages qu’il faut juste ranger à côté de Tintin au Congo au rayonnage des livres datés et hors de portée des mômes —, mais pour que dans les histoires pour les enfants, livres, animés, etc, on parle enfin de la société telle qu’elle est, une société où l’on peut éprouver des sentiments pour quelqu’un sans se soucier de son genre.

Je voudrais faire partie de la dernière génération qui doit faire un effort sur soi, se rééduquer, se battre tous les jours contre toutes les valeurs de merde inculquées dans sa jeunesse, sexistes et autres. Je voudrais que pour la génération suivante, l’égalité soit tout simplement naturelle, que cette génération nous considère comme des barbares au même titre que vous voyons ainsi aujourd’hui nos ancêtres esclavagistes.

Si vous connaissez des récits pour jeunes enfants non hétéro-centrés, je veux bien que vous me pinguiez.

PS : il faudrait également s’intéresser au spécisme, mais ça risque d’être le boulot de la génération suivante.

Pourquoi Shumway ?

Mozilla a annoncé cette semaine le projet Shumway, visant à créer un lecteur Flash libre en JavaScript. À terme, on peut penser que Shumway, comme PDF.js, pourra être intégré à Firefox pour lui permettre de lire nativement le Flash, sans l’aide d’un plugin. Plusieurs voix m’ont interrogé sur l’intérêt d’investir des ressources dans semblable projet alors que Flash est une technologie en fin de vie.

Je me suis fais les mêmes réflexions, et n’ai pas plus d’informations que celles figurant dans les billets d’annonce du projet. Voici cependant quelques hypothèses. Je ne suis que de très loin l’actualité de Flash, Windows et autres, merci de me signaler mes erreurs.

  • Flash est certes une technologie qui n’a plus de futur, mais vu le nombre d’applications l’utilisant sur le Web, sa mort n’est pas pour tout de suite. Une part importante des internautes va encore vouloir disposer d’un lecteur dans les prochaines années. Or Adobe est en train de tuer progressivement son lecteur, sur Android, GNU/Linux1… Nombre d’internautes n’auront donc d’autre choix que de conserver des versions obsolètes du lecteur s’ils veulent continuer à accéder à certains contenus ;

  • Le lecteur Flash est un important vecteur d’attaques. Actuellement, Mozilla ne peut faire que de la pédagogie en incitant ses utilisateurs à le mettre à jour (à noter qu’à partir de Firefox 17, les internautes équipés d’un lecteur Flash obsolète devront autoriser explicitement la lecture de chaque SWF). En proposant un lecteur sous forme d’extension à Firefox, Mozilla pourrait le mettre à jour automatiquement en cas de découverte de faille de sécurité ;

  • Adobe abandonne Flash sur Android. Développer une alternative permettra aux utilisateurs de Firefox Mobile et de Firefox OS de continuer à pouvoir consulter des SWF, ce qui pourrait être un bon argument commercial ;

  • Microsoft voulait exclure Flash de Windows 8 Metro. Il est finalement supporté par IE 10 et Chrome, qui l’intègrent je crois tous les deux nativement après un accord avec Adobe. Mozilla n’a pas signé d’accord semblable et la version Metro de Firefox ne supporte pas pour l’instant Flash. Shumway semble être la solution choisie pour afficher des SWF dans Firefox pour Metro. Je viens juste de découvrir cela, mais ça me semble finalement l’explication la plus plausible ;

  • on peut aussi voir ce projet comme une preuve que JavaScript n’a aujourd’hui plus rien à envier à Flash en terme de fonctionnalités et performances : toute application Flash peut être réalisée en HTML5 ;

  • enfin, un autre intérêt du projet peut aussi être d’aider à l’évolution d’EcmaScript et d’HTML5, et à leur implémentation dans Firefox. En mettant le doigt sur des fonctionnalités manquantes ou en permettant par exemple de tester les performances du moteur JS dans de « vrais » cas d’utilisation.

Dernière question d’importance, pourquoi ce nom ? Shumway est le descendant du projet Gordon créé par Tobias Schneider. Gordon à cause de Flash Gordon. Or une série télévisée avait pour héros un certain Gordon Shumway, dit Alf. L’engagement de Mozilla dans ce projet est donc aussi un hommage aux séries télé de votre enfance.

  1. la version 11.2 est la dernière disponible sous forme de plugin sous GNU/Linux, les versions suivantes ne seront distribuées qu’intégrées à GoogleChrome ;

Web, où est passé ton inconnu ?

Le Web, frontière de l’infini vers laquelle je voyage à bord de mon fidèle Firefox. Mon but : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d’autres civilisations et au mépris du danger, avancer vers l’inconnu.

Mais depuis quelques mois, j’ai de plus en plus l’impression que nihil nove sub achtetepe. Sans doute parce que je deviens vieux, désenchanté, aigri, j’ai l’impression de ne rien avoir découvert de réellement nouveau, innovant, sur le Web, depuis fort longtemps.

Techniquement, il me semble que ces jours-ci nous n’inventons plus rien, mais nous contentons de copier. Que ce soit au niveau des APIs Web ou de CSS, il s’agit juste de réussir à refaire avec une technologie ce qui d’autres permettent depuis des années. Avec Canvas et WebGL par exemple, on réinvente Flash, qui lui même reprenait des environnements d’animation plus anciens. Du côté de CSS, on essaie depuis des années de reproduire des mises en page que proposent n’importe quel logiciel de PAO depuis Mathusalem. Quant à FirefoxOS, c’est un beau défi technique, une fantastique opportunité sociale, mais l’exemple même du manque d’innovation technologique : l’essentiel des efforts se porte sur la copie la plus fidèle possible des fonctionnalités des applications natives, non sur l’ouverture de routes réellement nouvelles. Je ne nie pas l’importance de tous ces projets. Ils sont indispensables en terme d’ouverture et d’accessibilité des technologies. Mais ne présentent guère d’innovation. Contiennent peu de promesses pour entretenir le rêve.

Bien sûr, la principale avancée ici est dans l’ouverture et la standardisation des technologies. Mais quelle différence pour l’utilisateur final entre la démo que je faisais en Basic il y a 30 ans ou en C il y a 20 ans et celle d’aujourd’hui ? On reproduit en JavaScript dans un navigateur ce qu’on faisait avec d’autres langages directement au niveau de l’OS. On reproduit. Mais on n’invente pas grand chose de nouveau.

Mais peut-être les réelles nouveautés sont-elles à chercher du côté des usages. J’avoue ne plus guère suivre l’actualité, lassé des annonces de startups révolutionnaires aux produits vite oubliés. Mais les principaux usages que je vois autour de moi me rappellent irrésistiblement le Minitel. Facebook ou Twitter auraient pu exister du temps du Minitel. Un serveur central sur lequel on publie des annonces ou des statuts, le Minitel le faisait très bien. À vrai dire, techniquement, même l’essor de l’auto-publication via les blogs et la création collective de savoir sur Wikipédia auraient pu exister du temps du 36-15. Ce qu’apporte Internet par rapport à la télématique, c’est la décentralisation, un concept fondamental qui garantit dans l’ADN du réseau que tout le monde puisse l’utiliser pour s’exprimer. Mais cette force d’Internet, renforcée par les possibilités offertes par HTTP/le Web, nous ne l’utilisons pas. Nous gâchons le potentiel qu’offre le réseau en nous cantonnons à des usages centralisés. Mais je m’égare. Du côté des usages, il y aurait je pense beaucoup à inventer pour développer justement cette caractéristique essentielle d’internet, la décentralisation. Mais pour l’instant les usagers ne semblent guère intéressés.

Bref, avec un peu de recul et sans doute beaucoup de déception, je ne vois plus grand chose de nouveau non plus en matière d’usages.

À vrai dire, la seule évolution profonde qui me vient à l’esprit lorsque je regarde ces dernières années, c’est l’avènement de l’informatique ubiquitaire, de notre accès permanent au réseau (et vice-versa). Mais, même s’il en est un acteur majeur, cette évolution n’est pas spécifique au Web, elle le dépasse largement.

Si je noircis ainsi le tableau, c’est en partie parce que je suis inquiet. Peut-être vivons-nous simplement une phase de stabilisation, de consolidation, et qu’après s’être mis à niveau le Web va recommencer à inventer, à aller de l’avant. Mais je suis convaincu que c’est reculer que d’être stationnaire, et cette période de stagnation pourrait aussi être le début de la sclérose.

Heureusement, la grande partouse des amoureuses et amoureux du Web commence dans quelques heures. Je suis triste de ne pas en être, mais j’ai hâte d’en lire des compte-rendus, à la recherche de tout ce qui pourra me détromper, de toutes les pistes, les promesses qu’un peu de rêve peut encore venir du côté d’http. Je compte sur vous pour me détromper.

PS : C’est Karl qui a l’instant sur IRC vient par hasard de mettre le doigt sur la réelle origine de mes interrogations. Je crois bien que je commence à m’ennuyer en ligne :(

Si on réfléchissait à une conception rassurante ?

L’autre soir j’étais invité comme deux fois l’an à dîner chez un camarade. Je lui ai installé voilà des années Ubuntu et j’avoue que c’est un investissement rentable. À chaque mise à jour il m’invite à diner pour que je vienne réparer son ordinateur.

Cette fois-ci, la tâche fut aisée : rien n’était cassé, c’est seulement l’interface qui avait changé sans prévenir. Je ne suis cela que de très loin, mais il me semble qu’Ubuntu s’amuse tous les six mois à modifier de fond en comble l’interface de son gestionnaire de bureau. Une recherche et quelques clics ont suffit pour revenir à une interface familière, et nous avons pu attaquer la bouteille de vin.

À vrai dire, même sans rien y connaître en informatique, mon camarade aurait sans doute pu se tirer d’affaire en quelques minutes. Nombreux sont les Ubuntistes à avoir rencontré le même problème, et la solution se trouve facilement via n’importe quel moteur de recherche. Mais il n’a pas osé chercher. Il s’est dit qu’il avait cassé quelque chose, et que mieux valait faire appel à moi. Comme dans l’immense majorité des petits dépannages qu’il m’arrive encore de pratiquer de loin en loin.

L’ignorance est mère de la peur. Les gens qui n’y connaissent pas grand chose en informatique ont peur devant leur clavier. Peur de casser quelque chose, peur de se retrouver bloqués. Si l’on veut que nos logiciels soient utilisés par des néophytes, un de nos premiers devoir est de créer des expériences rassurantes. Cela inclut l’interface, mais aussi l’utilisation quotidienne. Et c’est un défi auquel en tant que développeurs nous sommes de plus en plus confrontés, à présent que la norme est au déploiement continu. Comment délivrer aux utilisateurs un produit sans cesse meilleur, mais sans leur faire peur ? Car cette mode des déploiements continus, si elle a de bons côtés, est aussi anxiogène pour de nombreux utilisateurs. Une interface qui change d’un jour à l’autre, ça fait peur. Un bouton déplacé, un libellé modifié, suffisent à faire sortir de la zone de confort. Lorsqu’ils lancent tous les matins un logiciel, lorsqu’ils se connectent à leurs trompe-l’ennui préférés, beaucoup d’utilisateurs serrent machinalement les fesses en craignant qu’une mise à jour nocturne ait bouleversé leurs habitudes. Nous avons créé une forme d’insécurité permanente, qui rend progressivement désagréable l’utilisation de nos créations. Là où il y a de la gène…

À mesure que nous modifions de plus en plus souvent les logiciels, il faudrait également devenir de plus en plus rassurant. Par exemple en trouvant un moyen d’informer les utilisateurs sur ces évolutions. C’est évidemment ici que les choses se compliquent. Aussi attractives soient-elles, les utilisateurs lisent rarement les notes accompagnant une nouvelle version. Après tout, lorsque je lance un logiciel, c’est avec une tâche précise en tête, pas pour lire le détail des virgules changées dans la nuit. Je n’ai pas envie de devoir me former tous les quatre matins pour continuer à utiliser mon lave-linge, et je pressens qu’il en va de même pour nombre d’entre nous. Comment communiquer avec des utilisateurs qui ne sont pas demandeurs. Comment leur présenter des nouveautés sans les déranger ni les effrayer ? Comment ? Je n’en sais rien. Et vu le nombre d’expériences désagréables dont j’entends parler, la solution n’a peut-être pas encore été trouvée.

Bien sûr j’enfonce des portes ouvertes. Depuis des années on essaie de rendre les logiciels plus conviviaux, on gomme tout ce qui pourrait effrayer, les messages d’erreur, les dialogues incompréhensibles, etc. Pourtant… Pourtant malgré l’excellence de ses équipes et ses relations étroites avec ses utilisateurs, Mozilla a en partie raté le passage à un cycle de versions rapides du fait des inquiétudes que celui-ci a fait naître chez beaucoup d’internautes. Pourtant, lorsque je cherche des ressources en ligne sur le sujet, je n’en trouve guère. Le sujet ne semble pas si évident.

La mode ces derniers mois était à la conception réactive. Peut-être serait-il temps de s’intéresser à la conception rassurante (reassuring design ?), y réfléchir, dresser un état de l’art, lister des bonnes pratiques…

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